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Le donjon de Montaner s'élève à près de 40 m de hauteur, surgissant d'un carré parfait (symbole médiéval de l'Harmonie) de 13,70m de côté. L'écusson des Foix-Béarn et la devise, "Febus me fe", finement sculptés dans dans un magnifique calcaire surmontent la porte d'entrée - tel un sceau alliant force et raffinement.

Ecus des Foix-Bearn, calcaire sculpté, enchassé dans le mur de la tour.

Fébus me fe.

Dès le XII° siècle, le château devint l'une des pièces essentielles de la politique d'expansion menée par le vicomte Gaston III de Foix-Béarn, dit Fébus. Ce dernier réussit à rendre le Béarn indépendant et consacra sa vie entière à la réalisation de son rêve : unifier toutes les terres s'étendant de Foix à Orthez et ainsi créer un véritable Etat pyrénéen. Cependant, le vicomte se heurta aux ambitions de son puissant voisin, le comte d'Armagnac, désireux de contrôler la Gascogne. Les deux hommes s'affrontèrent ainsi pour la possession de la Bigorre (dont le dernier Comte n'avait pas laissé d'héritier), indispensable à la réalisation de leurs ambitions respectives. La bataille de Launac en 1362, consacrant la victoire de Fébus sur son adversaire, fut un tournant décisif dans la lutte pour le contrôle de cette partie du piémont pyrénéen

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Envoyé le: 19.05.2009.

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Médiévales de MONTANER...

LITTERATURE AU XIV° SIECLE

 

 

 

 

 

 

 

STRUCTURE DE LA PAGE: Petite pésentation :: Textes, florilèges, études... :: Expressions ::

L'Occident en crise (1300-1450)

Le début du XIVe siècle est plutôt prospère. Le roi ne délègue plus ses pouvoirs à ses vassaux. Après 1350, le climat général est marqué par une grande inquiétude. En effet, les famines (surpopulation et stagnation agricole) et la Grande Peste suscitent des comportements hystériques. La Guerre de Cent Ans (Jeanne d'Arc) ruine la France et affaiblit les pouvoirs du roi et du pape. Des mutations importantes vont se produire dans les mentalités.

La recherche scientifique se disperse, certains domaines de recherche (politique, par exemple) échappent à l'emprise religieuse.

La thématique chevaleresque recule. Par contre la poésie courtoise garde sa vigueur avec notamment les œuvres poétiques de Christine de Pisan, Charles d'Orléans.

Le théâtre est très actif : passions et mystères (Arnoul Gréban et Jean Michel, Le Mystère de la Passion , mais aussi textes allégoriques (moralités) ou comiques (soties et farces) La Farce de Maître Pathelin.

... Quelques textes ...

SOMMAIRE :   Eustache Deschamp   ::   Troubadours du XIV° SIECLE   ::   Bernarde de Ventadour   ::   Bertrand De BORN   ::   LES GOLIARDS   ::

tritre:Eustache Deschamp

  >>TEXTE :

Ballade sur le trépas de Bertrand Du Guesclin

Estoc d'honneur et arbre de vaillance,
Cœur de lion épris de hardement,
La fleur des preux et la gloire de France,
Victorieuux et hardi combattant,
Sage en vos faits et bien entreprenant,
Souverain homme de guerre,
Vainqueur de gens et conquéreur de terre,
Le plus vaillant qui onques fut en vie,
Chacun pour vous doit noir vêtir et querre :
Pleurez, pleurez, fleur de chevalerie.
O Bretagne, pleure ton espérance,
Normandie, fais son enterrement,
Guyenne aussi, et Auvergne or t'avance,
Et Languedoc, quier lui son monument.
Picardie, Champagne et Occident
Doivent pour pleurer aquerre
Tragédiens, Aréthusa requerre
Qui en eaue fut par pleur convertie,
Afin qu'à tous de sa mort le cœur serre :
Pleurez, pleurez, fleur de chevalerie.
Hé! gens d'armes, ayez en remembrance
Votre père - vous étiez ses enfants -
Le bon Bertrand, qui tant eut de puissane,
Qui vous aimait si amoureusement;
Guesclin priait : priez dévotement
Qu'il puist paradis conquerre;
Qui deuil n'en fait et qui ne prie, il erre,
Car du monde est la lumière faillie :
De tout honneur était la droite serre :
Pleurez, pleurez, fleur de chevalerie.


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tritre:Troubadours du XIV° SIECLE

  >>TEXTE :


Quelques troubadours


Guillaume IX d'Aquitaine (ou de Poitiers) (1071-1127) est un grand seigneur, duc d'Aquitaine, qui joua un rôle historique et militaire. Son oeuvre crée le genre courtois mais lui échappe en partie, car la courtoisie y voisine avec un réalisme grossier, parfois obscène. Il est d'ailleurs présenté par sa vida comme un grand séducteur peu porté dans la vie à considérer ses maîtresses comme des suzeraines inaccessibles.

Cercamon est l'un des plus anciens troubadours (il écrit vers 1135). C'est un jongleur de Gascogne, dont Marcabru aurait été l'élève. Sa vida dit qu'"il parcourut le monde entier, partout où il put aller ; c'est pourquoi on le surnomma Cercamon (cherche-monde)".

Marcabru (première moitié du XIIe siècle), surnommé "pain perdu", est un simple jongleur, enfant trouvé selon sa vida. Nous avons conservé 42 de ses textes, écrits entre 1130 et 1148. Il s'y élève souvent contre l'hypocrisie de la fin'amor. Son style est marqué par un réalisme cru et violent mais aussi par une discipline sévère et l'utilisation d'un lexique recherché : c'est le premier poète du trobar clus.

Jaufré Rudel (milieu XIIe), prince de Blaye, mourut, selon sa vida, à Tripoli, dans les bras de la princesse dont il avait été amoureux sans la connaître. Chantre de l' "amour de loin", il a laissé huit poèmes nourris de rêveries et de casuistique amoureuse et caractérisés par la répétition obsédante du mot lohn (loin).

Bernard de Ventadour (2e moitié du XIIe siècle) est l'un des plus célèbres troubadours. D'origine assez humble (selon sa vida, il était le fils d'une servante et d'un domestique du château de Ventadour), il fut instruit à l'art poétique par son seigneur, Ebles II le "chanteur", et suivit Aliénor d'Aquitaine à la cour d'Henri II Plantagenêt en Angleterre.

Bertran de Born (1140- v.1215) est un gentilhomme limousin. On connaît de lui une cinquantaine de poèmes, dont l'un avec sa notation mélodique. Leur sujet est souvent l'amour, mais aussi la morale et la politique. Il joua d'ailleurs un rôle politique assez important dans l'histoire de son temps.

Raimbaut d'Orange est un grand seigneur, et l'un des plus importants poètes du XIIe siècle. On a conservé une quarantaine de ses poésies (dont le célèbre "Er resplan la flors enversa, quand paraît la fleur inverse") qui se caractérisent par une grande maîtrise de la langue et du vers, un savant entrelacement de rimes rares et sonores. C'est le théoricien du trobar clus inauguré par Marcabru.

Arnaut Daniel (v. 1150-1160 - v. 1200) s'inscrit dans la lignée de la poésie savante de Raimbaut d'Orange. Entre 1180 et 1200, il compose 16 chansons, un sirventès, ainsi que sa très fameuse sextine. C'est l'auteur le plus représentatif du trobar ric, langue riche qui renouvelle le sens des mots, en crée de nouveaux, et privilégie les structures formelles très recherchées.

Peire Cardenal (v. 1180 - v. 1280), de famille noble, après une formation de clerc, il compose une oeuvre abondante : après quelques chansons d'amour dans sa jeunesse, il s'adonne plutôt à la satire, d'une ironie âpre, dans 56 sirventès, 18 coblas et divers chants.

Guiraut Riquier (fin XIIIe-1292) est l'un des derniers troubadours et l'un des plus féconds. Pour vivre de sa plume, il doit aller, en ce crépuscule de la poésie occitane, de protecteur en protecteur. Très prolixe, il compose plus de 100 pièces, auxquelles on a pu reprocher une certaine facilité, mais qui font preuve de beaucoup d'invention (mètres nouveaux, création de nouveaux genres).

Les trobaïritz sont des femmes troubadours. Les plus célèbres sont la Comtesse de Die, Marie de Ventadour, Azalaïs de Porcairagues, Na Castelloza, Clara d'Anduze, Bieiris de Romans.




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tritre:Bernarde de Ventadour

  >>TEXTE : Lo tems vai e ven e vire

Per jorns, per mes e per ans,
Et eu, las no.n sai que dire,
C'ades es us mos talans.
Ades es us e no.s muda,
C'una.n volh e.n ai volguda,
Don anc non aic jauzimen.

Pois ela no.n pert lo rire,
E me.n ven e dols e dans,
C'a tal joc m'a faih assire
Don ai lo peyor dos tans,
- C'aitals amors es perduda
Qu'es d'una part mantenguda -
Tro que fai acordamen.

Be deuri' esser blasmaire
De me mezeis a razo,
C'anc no nasquet cel de maire
Que tan servis en perdo!
E s'ela no m'en chastia,
Ades doblara.lh folia,
as voutas ni mei so!
Ni res qu'eu fassa ni dia,
No conosc que pros me sia,
Ni no.i vei melhuramen.

Si tot fatz de joi parvensa,
Mout ai dins lo cor irat.
Qui vid anc mais penedensa
Faire denan lo pechat
On plus la prec, plus m'es dura!
Mas si'n breu tems no.s melhura,
Vengut er al partimen.

Pero ben es qu'ela.m vensa
A tota sa volontat,
Que, s'el' a tort o bistensa,
Ades n'aura pietat !
Que so mostra l'escriptura :
Causa de bon'aventura
Val us sols jorns mais de cen.

Ja no.m partrai a ma vida,
Tan com sia saus ni sas,
Que pois l'arma n'es issida,
Balaya lonc tems lo gras.
E si tot no s'es cochada,
Ja per me no.n er blasmada,
Sol d'eus adenan s'emen.

Ai, bon' amors encobida,
Cors be faihz, delgatz e plas
Ai, frescha charn colorida,
Cui Deus formet ab sas mas
Totz tems vos ai dezirada,
Que res autra no m'agrada.
Autr' amor no volh nien

Dousa res ben ensenhada,
Cel que.us a tan gen formada,
Me.n do cel joi qu'eu n'aten

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tritre:Bertrand De BORN

  >>TEXTE : RASSA



Rassa tan creis e monta e poia
cela qu'es de totz engans voia
sos pretz a las autras enoia
qu'una no-i a que ren i noia
que-l vezers de sa beutat loia
los pros a sos ops cui que coia
que-lh plus conoissen e-lh melhor
mantenon ades sa lauzor
e la tenon per la gensor
e sap far tan entier'onor :
no vol mas un sol preiador.

Rassa domn'ai qu'es fresca e fina
conhda e gaia e mesquina :
pel saur ab color de robina
blanca pel cors com flors d'espina
coude mol ab dura tetina
e sembla conil de l'esquina
a la fina fresca color
al bo pretz et a la lauzor
leu podon triar la melhor
cilh que si fan conoissedor
de me ves qual part eu ador.

Rassa als rics es orgolhoza
e fai gran sen a lei de toza
que no vol Peiteus ni Toloza
ni Bretanha ni Saragoza
ans es de pretz tan enveioza
qu'als pros paubres es amoroza
pois m'a pres per chastiador
prec li que tela car s'amor
et am mais un pro vavassor
qu'un comte o duc galiador
que la tengues a dezonor.

Rassa rics om que re no dona
ni acolh ni met ni non sona
e que senes tort ocaisona
e qui merce-lh quier no perdona
m'enoia e tal persona
que servizi no guizerdona
e li ric om cassador
m'enoian e-lh buzacador
gaban de volada d'austor
que ja mais d'armas ni d'amor
no parlaran om entre lor.

Rassa aisso-us prec que vos plassa :
rics om que de guerra no-s lassa
ni no s'en recre per menassa
tro qu'om si lais que mal no-lh fassa
val mais que ribiera ni cassa
que bo pretz n'acolh e n'abrassa
Maurin ab N'Aigar son senhor
te om per bon envazidor
e-l vescoms defenda s'onor
e-l coms deman la-lh per vigor
e veiam l'ades al pascor.

Mariniers vos avetz onor
e nos avem camjat senhor
bon guerrier per torneiador
E prec a-N Golfier de la Tor
mos chantars nol fassa paor.

Papiols mon chantar recor
en la cort mon mal Bel Senhor.

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Traduction

Rassa, tant croît, monte et s'élève celle qui est dépourvue de toute fausseté que son mérite ennuie les autres [dames] ; il n'y en a pas une qui y nuise la vue de sa beauté engage les preux à son service, à qui que cela déplaise [ou non], parce que les véritables connaisseurs et les meilleurs maintiennent toujours sa louange et la tiennent pour la plus gentille, car elle sait son honneur si intègre qu'elle ne veut qu'un seul soupirant.

Rassa, j'ai une dame qui est fraîche et fine, aimable, gaie et jeune, aux cheveux blonds, teint de rubis, blanche de corps comme fleur d'aubépine, le coude tendre et le téton dur, et elle semble un lapin de [par son] dos, à la pure et fraîche couleur, au noble mérite et aux louanges [qu'on fait d'elle] ceux qui prétendent me connaître, [c'est-à-dire] de quel côté je porte mon adoration, peuvent facilement discerner la meilleure.

Rassa, envers les nobles, elle est orgueilleuse, et elle fait [preuve d'un] grand sens, elle a loi de jeune fille qui ne veut ni Poitiers, ni Toulouse, ni Bretagne, ni Sarragosse, mais qui est si envieuse (désireuse) de mérite qu'elle est amoureuse de pauvres preux puisqu'elle m'a pris pour maître, je la prie qu'elle tienne cher (précieux) son amour et qu'elle aime davantage un preux vavasseur qu'un comte ou un duc trompeur qui l'amène au déshonneur.

Rassa, un homme riche qui ne donne rien, ni n'accueille, ni ne dépense, ni ne sonne (chante ou joue d'un instrument) et qui accuse sans tort (sans raison) et qui ne pardonne pas à celui qui recherche sa merci, m'ennuie ! Ainsi que toute personne qui ne reconnaît pas les services [rendus]. Et les hommes puissants [et] chasseurs m'ennuient ! Et aussi ceux qui chassent avec des busards se moquant du vol de l'autour, car jamais ni d'armes ni d'amour ils ne parleront entre eux.

Rassa, je prie que cela vous plaise : un grand seigneur qui ne se lasse pas de la guerre et qui n'abandonne pas malgré les menaces, jusqu'à ce qu'on cesse de lui nuire, voila qui vaut mieux que la rivière (la chasse aux oiseaux) ou la chasse, car il recueille et ramasse bon prix. On tient pour de bons envahisseurs Maurin et son seigneur Aigar. Que le vicomte défende son honneur et le comte le lui demande de vive force, et voyons toujours à Pâques !

Marinier vous avez de l'honneur, et nous, nous avons échangé un seigneur bon guerrier pour un amateur de tournois, et j'espère que mon chant ne fasse pas peur à Golfier de la Tor.

Papiol, fais parvenir mon chant à la cour de mon cruel Bel Senhor.


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tritre:LES GOLIARDS

  >>TEXTE : La poésie goliarde: présentation


Les Goliards et le goliardissime : La naissance d'un genre es goliards ou "cleri vagantes" sont des étudiants, des clercs ou des ecclésiastiques fuyant la hiérarchie de l'Église, qui, du XI° au XIII° siècle, faisaient du vagabondage intellectuel à travers l'Europe, notamment en Angleterre, en France et en Allemagne, vivant comme artistes, poètes, jongleurs ou bouffons.




 L'origine du mot est incertaine. Elle pourrait provenir du latin gula, gloutonnerie, ou d'une dérivation de Gaillard, ou se rapporterait selon leur propre légende au mythique "évêque Golias", aussi appelé "Archipoète" ou "Primas", au nom duquel ils écrivaient la plupart de leurs poèmes satiriques. Au XIV° siècle, le mot Goliard abandonnera toute référence cléricale; pour devenir synonyme de jongleur ou de ménestrel dans la littérature française et anglaise.

Le contenu des poésies goliardes, en vers latins aux rimes accentuées, imitant ainsi la forme des cantiques médiévaux, est satirique et sans pudeur : érotisme très direct et charnel, chansons à boire, complaintes sur la vie du clergé pauvre, glorification de l'hédonisme, reniement de l'éthique chrétienne, satire politique et surtout religieuse. De nombreuses chansons dénoncent les abus et l'immoralité des hautes sphères de l'Eglise, attaquant jusqu'au Pape ce qui valu aux Goliards d'être le sujet de délibérations de plusieurs conciles. En 1227, le concile de Trévise interdit aux prêtres de permettre aux Goliards de prendre part aux chants pendant l'office.

En 1229, les goliards jouent un rôle manifeste dans les troubles de l'Université de Paris relatifs aux intrigues du légat papal. En 1289, il est interdit à tout clerc d'être jongleur, goliard ou bouffon. En 1300, à Cologne, il leur est interdit de prêcher ou de s'engager dans le trafique d'indulgence. Cette législation ne sera effective qu'à partir du moment où les privilèges du clergé leur seront définitivement retirés. La collection la plus remarquable de leurs poésies, tirée d'un manuscrit d'un monastère bavarois, fut publiée en 1895 sous le titre "Carmina Burana". Le compositeur allemand Carl Orff s'est servi d'un choix de ces poèmes pour son célèbre oratorium et beaucoup d'entre eux forment encore aujourd'hui la majeure partie des carnets de chants des étudiants allemands.


Certains ont été traduits par John Addington Symonds et publiés en 1884 dans un petit ouvrage intitulé "Wine, Women and Song". Les poèmes goliards étaient écrits pour être chantés, mais on est très loin d'une connaissance complète de la musique destinée à accompagner ces poèmes ou que ces poèmes étaient censés accompagner. La notation musicale utilise des neumes dites diastématiques, sorte de sténographie musicale lisible seulement si on a une connaissance préalable de la mélodie. Le style musical des chansons d'amour est similaire à celui des trouvères. On trouve parfois les mêmes airs dans les deux répertoires. Les chansons proprement goliardes sont toutefois plus simples sur le plan métrique, mélodique et stylistique. Les Goliards et le goliardissime : La naissance d'un genre es goliards ou "cleri vagantes" sont des étudiants, des clercs ou des ecclésiastiques fuyant la hiérarchie de l'Église, qui, du XI° au XIII° siècle, faisaient du vagabondage intellectuel à travers l'Europe, notamment en Angleterre, en France et en Allemagne, vivant comme artistes, poètes, jongleurs ou bouffons.

L'origine du mot est incertaine. Elle pourrait provenir du latin gula, gloutonnerie, ou d'une dérivation de Gaillard, ou se rapporterait selon leur propre légende au mythique "évêque Golias", aussi appelé "Archipoète" ou "Primas", au nom duquel ils écrivaient la plupart de leurs poèmes satiriques. Au XIV° siècle, le mot Goliard abandonnera toute référence cléricale; pour devenir synonyme de jongleur ou de ménestrel dans la littérature française et anglaise. Le contenu des poésies goliardes, en vers latins aux rimes accentuées, imitant ainsi la forme des cantiques médiévaux, est satirique et sans pudeur : érotisme très direct et charnel, chansons à boire, complaintes sur la vie du clergé pauvre, glorification de l'hédonisme, reniement de l'éthique chrétienne, satire politique et surtout religieuse.

 De nombreuses chansons dénoncent les abus et l'immoralité des hautes sphères de l'Eglise, attaquant jusqu'au Pape ce qui valu aux Goliards d'être le sujet de délibérations de plusieurs conciles. En 1227, le concile de Trévise interdit aux prêtres de permettre aux Goliards de prendre part aux chants pendant l'office. En 1229, les goliards jouent un rôle manifeste dans les troubles de l'Université de Paris relatifs aux intrigues du légat papal. En 1289, il est interdit à tout clerc d'être jongleur, goliard ou bouffon. En 1300, à Cologne, il leur est interdit de prêcher ou de s'engager dans le trafique d'indulgence. Cette législation ne sera effective qu'à partir du moment où les privilèges du clergé leur seront définitivement retirés.

La collection la plus remarquable de leurs poésies, tirée d'un manuscrit d'un monastère bavarois, fut publiée en 1895 sous le titre "Carmina Burana". Le compositeur allemand Carl Orff s'est servi d'un choix de ces poèmes pour son célèbre oratorium et beaucoup d'entre eux forment encore aujourd'hui la majeure partie des carnets de chants des étudiants allemands. Certains ont été traduits par John Addington Symonds et publiés en 1884 dans un petit ouvrage intitulé "Wine, Women and Song". Les poèmes goliards étaient écrits pour être chantés, mais on est très loin d'une connaissance complète de la musique destinée à accompagner ces poèmes ou que ces poèmes étaient censés accompagner. La notation musicale utilise des neumes dites diastématiques, sorte de sténographie musicale lisible seulement si on a une connaissance préalable de la mélodie. Le style musical des chansons d'amour est similaire à celui des trouvères.

On trouve parfois les mêmes airs dans les deux répertoires. Les chansons proprement goliardes sont toutefois plus simples sur le plan métrique, mélodique et stylistique. Les Goliards et le goliardissime : La naissance d'un genre es goliards ou "cleri vagantes" sont des étudiants, des clercs ou des ecclésiastiques fuyant la hiérarchie de l'Église, qui, du XI° au XIII° siècle, faisaient du vagabondage intellectuel à travers l'Europe, notamment en Angleterre, en France et en Allemagne, vivant comme artistes, poètes, jongleurs ou bouffons. L'origine du mot est incertaine. Elle pourrait provenir du latin gula, gloutonnerie, ou d'une dérivation de Gaillard, ou se rapporterait selon leur propre légende au mythique "évêque Golias", aussi appelé "Archipoète" ou "Primas", au nom duquel ils écrivaient la plupart de leurs poèmes satiriques.


 Au XIV° siècle, le mot Goliard abandonnera toute référence cléricale; pour devenir synonyme de jongleur ou de ménestrel dans la littérature française et anglaise. Le contenu des poésies goliardes, en vers latins aux rimes accentuées, imitant ainsi la forme des cantiques médiévaux, est satirique et sans pudeur : érotisme très direct et charnel, chansons à boire, complaintes sur la vie du clergé pauvre, glorification de l'hédonisme, reniement de l'éthique chrétienne, satire politique et surtout religieuse. De nombreuses chansons dénoncent les abus et l'immoralité des hautes sphères de l'Eglise, attaquant jusqu'au Pape ce qui valu aux Goliards d'être le sujet de délibérations de plusieurs conciles. En 1227, le concile de Trévise interdit aux prêtres de permettre aux Goliards de prendre part aux chants pendant l'office. En 1229, les goliards jouent un rôle manifeste dans les troubles de l'Université de Paris relatifs aux intrigues du légat papal. En 1289, il est interdit à tout clerc d'être jongleur, goliard ou bouffon. En 1300, à Cologne, il leur est interdit de prêcher ou de s'engager dans le trafique d'indulgence. Cette législation ne sera effective qu'à partir du moment où les privilèges du clergé leur seront définitivement retirés.


La collection la plus remarquable de leurs poésies, tirée d'un manuscrit d'un monastère bavarois, fut publiée en 1895 sous le titre "Carmina Burana". Le compositeur allemand Carl Orff s'est servi d'un choix de ces poèmes pour son célèbre oratorium et beaucoup d'entre eux forment encore aujourd'hui la majeure partie des carnets de chants des étudiants allemands. Certains ont été traduits par John Addington Symonds et publiés en 1884 dans un petit ouvrage intitulé "Wine, Women and Song". Les poèmes goliards étaient écrits pour être chantés, mais on est très loin d'une connaissance complète de la musique destinée à accompagner ces poèmes ou que ces poèmes étaient censés accompagner. La notation musicale utilise des neumes dites diastématiques, sorte de sténographie musicale lisible seulement si on a une connaissance préalable de la mélodie. Le style musical des chansons d'amour est similaire à celui des trouvères.

On trouve parfois les mêmes airs dans les deux répertoires. Les chansons proprement goliardes sont toutefois plus simples sur le plan métrique, mélodique et stylistique. Les Goliards et le goliardissime : La naissance d'un genre es goliards ou "cleri vagantes" sont des étudiants, des clercs ou des ecclésiastiques fuyant la hiérarchie de l'Église, qui, du XI° au XIII° siècle, faisaient du vagabondage intellectuel à travers l'Europe, notamment en Angleterre, en France et en Allemagne, vivant comme artistes, poètes, jongleurs ou bouffons. L'origine du mot est incertaine. Elle pourrait provenir du latin gula, gloutonnerie, ou d'une dérivation de Gaillard, ou se rapporterait selon leur propre légende au mythique "évêque Golias", aussi appelé "Archipoète" ou "Primas", au nom duquel ils écrivaient la plupart de leurs poèmes satiriques. Au XIV° siècle, le mot Goliard abandonnera toute référence cléricale; pour devenir synonyme de jongleur ou de ménestrel dans la littérature française et anglaise.

 Le contenu des poésies goliardes, en vers latins aux rimes accentuées, imitant ainsi la forme des cantiques médiévaux, est satirique et sans pudeur : érotisme très direct et charnel, chansons à boire, complaintes sur la vie du clergé pauvre, glorification de l'hédonisme, reniement de l'éthique chrétienne, satire politique et surtout religieuse. De nombreuses chansons dénoncent les abus et l'immoralité des hautes sphères de l'Eglise, attaquant jusqu'au Pape ce qui valu aux Goliards d'être le sujet de délibérations de plusieurs conciles. En 1227, le concile de Trévise interdit aux prêtres de permettre aux Goliards de prendre part aux chants pendant l'office. En 1229, les goliards jouent un rôle manifeste dans les troubles de l'Université de Paris relatifs aux intrigues du légat papal. En 1289, il est interdit à tout clerc d'être jongleur, goliard ou bouffon. En 1300, à Cologne, il leur est interdit de prêcher ou de s'engager dans le trafique d'indulgence. Cette législation ne sera effective qu'à partir du moment où les privilèges du clergé leur seront définitivement retirés.

La collection la plus remarquable de leurs poésies, tirée d'un manuscrit d'un monastère bavarois, fut publiée en 1895 sous le titre "Carmina Burana". Le compositeur allemand Carl Orff s'est servi d'un choix de ces poèmes pour son célèbre oratorium et beaucoup d'entre eux forment encore aujourd'hui la majeure partie des carnets de chants des étudiants allemands. Certains ont été traduits par John Addington Symonds et publiés en 1884 dans un petit ouvrage intitulé "Wine, Women and Song". Les poèmes goliards étaient écrits pour être chantés, mais on est très loin d'une connaissance complète de la musique destinée à accompagner ces poèmes ou que ces poèmes étaient censés accompagner. La notation musicale utilise des neumes dites diastématiques, sorte de sténographie musicale lisible seulement si on a une connaissance préalable de la mélodie. Le style musical des chansons d'amour est similaire à celui des trouvères. On trouve parfois les mêmes airs dans les deux répertoires. Les chansons proprement goliardes sont toutefois plus simples sur le plan métrique, mélodique et stylistique.




Les Goliards et le goliardissime : La naissance d'un genre es goliards ou "cleri vagantes" sont des étudiants, des clercs ou des ecclésiastiques fuyant la hiérarchie de l'Église, qui, du XI° au XIII° siècle, faisaient du vagabondage intellectuel à travers l'Europe, notamment en Angleterre, en France et en Allemagne, vivant comme artistes, poètes, jongleurs ou bouffons. L'origine du mot est incertaine. Elle pourrait provenir du latin gula, gloutonnerie, ou d'une dérivation de Gaillard, ou se rapporterait selon leur propre légende au mythique "évêque Golias", aussi appelé "Archipoète" ou "Primas", au nom duquel ils écrivaient la plupart de leurs poèmes satiriques. Au XIV° siècle, le mot Goliard abandonnera toute référence cléricale; pour devenir synonyme de jongleur ou de ménestrel dans la littérature française et anglaise.

Le contenu des poésies goliardes, en vers latins aux rimes accentuées, imitant ainsi la forme des cantiques médiévaux, est satirique et sans pudeur : érotisme très direct et charnel, chansons à boire, complaintes sur la vie du clergé pauvre, glorification de l'hédonisme, reniement de l'éthique chrétienne, satire politique et surtout religieuse. De nombreuses chansons dénoncent les abus et l'immoralité des hautes sphères de l'Eglise, attaquant jusqu'au Pape ce qui valu aux Goliards d'être le sujet de délibérations de plusieurs conciles.

En 1227, le concile de Trévise interdit aux prêtres de permettre aux Goliards de prendre part aux chants pendant l'office. En 1229, les goliards jouent un rôle manifeste dans les troubles de l'Université de Paris relatifs aux intrigues du légat papal. En 1289, il est interdit à tout clerc d'être jongleur, goliard ou bouffon. En 1300, à Cologne, il leur est interdit de prêcher ou de s'engager dans le trafique d'indulgence. Cette législation ne sera effective qu'à partir du moment où les privilèges du clergé leur seront définitivement retirés.

La collection la plus remarquable de leurs poésies, tirée d'un manuscrit d'un monastère bavarois, fut publiée en 1895 sous le titre "Carmina Burana". Le compositeur allemand Carl Orff s'est servi d'un choix de ces poèmes pour son célèbre oratorium et beaucoup d'entre eux forment encore aujourd'hui la majeure partie des carnets de chants des étudiants allemands. Certains ont été traduits par John Addington Symonds et publiés en 1884 dans un petit ouvrage intitulé "Wine, Women and Song".

Les poèmes goliards étaient écrits pour être chantés, mais on est très loin d'une connaissance complète de la musique destinée à accompagner ces poèmes ou que ces poèmes étaient censés accompagner. La notation musicale utilise des neumes dites diastématiques, sorte de sténographie musicale lisible seulement si on a une connaissance préalable de la mélodie. Le style musical des chansons d'amour est similaire à celui des trouvères. On trouve parfois les mêmes airs dans les deux répertoires.

Les chansons proprement goliardes sont toutefois plus simples sur le plan métrique, mélodique et stylistique. Sopistas et Tunos, les Goliards espagnols es premières Universités espagnoles furent fondées en 1208 à Palence et en 1220 à Salamanque. Des étudiants de tous les royaumes et de toutes conditions vinrent s'y inscrire, dont certains insufflèrent l'esprit des goliards. Ainsi, pour financer leurs études, les moins fortunés d'entre eux prirent l'habitude d'animer gargotes, tavernes, ruelles et places publiques en échange de quelques monnaies ou d'une assiette de soupe. Ils portaient toujours sur eux une cuillère et une fourchette en bois ce qui leur permettait de manger en quelque endroit où on en leur en donnait l'occasion et leur conféra leur surnom : les "Sopistas" (soupistes).

Ces couverts en bois sont aujourd'hui encore le symbole des Tunas universitaires. Mais si ces sages manifestations à des fins de subsistance étaient bien acceptées par les mœurs médiévales, elles n'étaient que le pendant de manifestations plus friponnes, que seul l'esprit picaresque estudiantin pouvait leur conférer. En effet, la nuit tombée, ces étudiants allaient chanter la sérénade sous les balcons des élues de leur cœur afin de les conquérir, voire plus si affinité. C'est au XVI° siècle que se formèrent les Tunas telles que nous les connaissons aujourd'hui.


En 1538, une loi permis aux étudiants sans ressources de trouver pension dans les "Instrucciónes para bachilleres de pupillos ". Elles étaient, de par leurs caractéristiques, le refuge des soupistes Les nouveaux (novatos), à cause de leur inexpérience, y étaient l'objet des moqueries et des farces des anciens. Un pupille se mettait donc sous la protection d'un ancien, qui se chargeait de le guider dans ses études (même si ces pensions n'étaient pas le lieu idéal pour suivre des études sérieuses) et de lui enseigner l'art goliard. En échange, le nouveau devenait le page de son "maître", permettant ainsi à ce dernier d'avoir un style de vie similaire à celui des étudiants riches. Une fois terminée sa période d'apprentissage, le "novato" atteignait à son tour le status d'ancien bouclant ainsi la boucle et ainsi de suite jusqu'à nos jours.

Au fil de l'Histoire, peu d'institutions ont su préserver aussi fidèlement leurs coutumes et traditions comme l'ont fait les Tunas. L'esprit estudiantin est passé de génération en génération, depuis les premiers soupistes qui devaient survivre grâce à leur art, jusqu'à notre époque, où le caractère initiatique et enrichissant de la Tuna est plus vivant que jamais, n'en déplaise à certains. Bien sûr, certaines de ces traditions ont évoluées dans leur forme, ont disparu ou ont été créées au fil du temps, mais toutes sont restées fidèles à des idéaux communs : - Séduire les damoiselles - Voyager et connaître d'autres cultures - Obtenir un bon niveau musical - Porter haut les couleurs de leur Université et de leur Ville où l'aventure les mènent. - Eventuellement obtenir un diplôme universitaire Et à certaines coutumes : - L'apprentissage - Les Rencontres-Concours (Certamenes) - La ronda Les tunos vivent la Tuna comme un art de vivre, c'est la caractéristique qui la distingue de tout autre type de formation musicale ou ludique. Un tuno ne cesse pas de l'être une fois son cursus universitaire achevé, la promesse faite à ses compagnons ou à la Tuna qui lui a donné sa beca est plus comparable à un "pacte de sang" qu'à tout autre forme de promesse. Etre tuno n'est pas quelque chose de transitoire, c'est essentiel à toute personne qui s'en montre fier.

De nos jours, à cause de l'évolution de la société, la Tuna a, certes, quelque peu perdu sa fonction de gagne-pain, les tunos d'aujourd'hui utilisant plutôt l'argent durement gagné pour financer leur équipement (costume et instruments), leurs sorties et leurs voyages, mais elle regroupe toujours des étudiants ("fauchés" par définition) attachés aux traditions, amateurs de musique populaire, cultivant un certain art de vivre, aimant découvrir le monde, l'amour et de nouvelles sensations sans disposer de grands moyens. Pour ce qui est du reste, la Tuna a su garder vivaces les traditions héritées des siècles antérieurs, elle interprète des chansons populaires avec les mêmes instruments (enfin, dans leur version moderne et neufs), fait la sérénade aux dames (qui sont toujours aussi sensibles à ses chansons), voyage aux quatre coins du monde, le plus souvent invitée par ceux qui veulent bien savourer sa musique et sa sympathie, et dispense toujours sa bonne humeur dans les rues et les restaurants en échange d'un sourire, d'un soupir, d'une petite pièce de monnaie ou d'un coup à boire.


 La Tuna est donc plus qu'une formation musicale, c'est l'institution universitaire la plus ancienne et la plus originale au monde. De nos jours il n'y pas une Université en Espagne qui n'aie une Tuna. La Tuna n'est rien sans l'Université mais l'Université ne serait pas ce qu'elle est sans la Tuna. Son romantisme, son caractère si particulier, ses traditions, et surtout sa musique en font un élément indissociable de l'Histoire de l'Université espagnole. La Tuna a été, est et sera toujours. ¡ Aúpa Tuna ! La Tuna dans la Littérature : elon les experts et les investigateurs " La Razón de Amor y Denuestos del Agua y el Vino " datant du début du XIII° siècle, est un des premiers extraits de la littérature espagnole relatant les aventures d'un goliard : "Un escolier la rima, qui toujours dame aima. Mais il eut aussi descendance en Allemagne et en France, et demeura beaucoup en Lombardie pour apprendre la courtoisie…", Les protagonistes de ce long poème sont un étudiant "qui sait bien chanter, ses lois et faire des vers", et une dame élégante d'une extrême délicatesse.

On y fait référence au ruban brodé (cinta) que la belle donnait en souvenir à son prétendant et qui lui permettait de le distinguer dans l'obscurité de la nuit. En 1300, dans le "Liber Constitutionem" de l'Université de Lérida, on interdit les sérénades nocturnes aux étudiants, les menaçant de confisquer leurs instruments, car ils perturbent la quiétude et le repos de la cité.



En 1348, Alphonse X "El Sabio", dans "Las Partidas", se réfère aux soupistes en ces termes : "Ces escoliers qui chantent et jouent d'un instrument pour trouver subsistance". L'Archiprêtre de Hita composa plus de dix cahiers de chants pour "escolares que andan nocherniegos e para muchos otros por puertas andariegos ", et dans son livre "Libro del Buen Amar" fait référence à l'aspect mendiant de ces étudiants : "Monsieur donnez à l'escolier qui viens vous demander. Donnez aumône ou ration, ferai pour vous oraison". Dans " La vida del Pícaro Guzmán de Alfarache " de Mateo alemán on peut lire : "… ils ne voulaient voir aucun livre, ni participer à ce pourquoi ils été venus à l'Université; les guitares ne quittaient jamais leur mains, ils étaient d'un grand divertissement, chantaient de bons sonnets, en avaient toujours de nouveaux et les donnaient très bien accompagnés de leur instrument".

On y parle aussi des mauvais traitements infligés aux nouveaux. " Oh, douce vie que celle des étudiants! L'un joue les petit évèque, l'un maltraite les nouveaux, les mettant sur la roue, les laissant dehors par temps de neige, les bastonnant, leur enlèvant la patente, ne leur laissant ni livre ni manteau sur les épaules!". Dans "Historia de la vida de Buscón", Fransico de Quevedo fait aussi référence à la période d'apprentissage : "Je suis entré dans la patio, je n'avais pas encore posé le pied qu'ils m'affrontèrent et commencèrent à dire : "Nouveau!" Moi, feignant l'indifférence, je me mis à rire, mais ce ne fut pas suffisant et huit ou neuf d'entre eux vinrent à moi en riant…" Et à son intronisation dans le groupe : "Vive le compagnon, qu'il soit admis en notre amitié; jouisse des primautés d'ancien, puisse avoir la gale, aller souillé et souffrir la même faim que tous!" En 1862, le Baron Charles de Davillier, accompagné de l'illustrateur Gustave Doré, effectue un voyage en Espagne. Ses reportages furent publiés dans la revue française "Le Tour du Monde".

On y trouve entre autres un des meilleurs témoignages sur la Tuna au XIX° siècle dont voici quelques lignes : "...il existe, en Espagne, plusieurs chansons à propos de la faim des étudiants : Quand un étudiant arrive au coin de la place, les vendeuses disent : Dehors le chien de chasse! ou cette autre : Les portes du Château d'Alicante ont été construites dans la cuillère en bois que porte un étudiant." Comme l'a si bien exprimé D. Emilio de la Cruz y Aguilar dans ses "Chrónicas de la Tuna" : "Malgré les temps qui passent et changent, les tunos continuent d'êtres les vifs témoins de la jeunesse de toujours, les mêmes anciens troubadours étudiants qui cultive l'art de la poésie populaire, ces chers universitaires noctambules qui, depuis déjà plusieurs siècles, se succèdent, parcourent le monde en faisant la cour, cultivent les instruments populaires et pratiquent un genre musical directement apparenté aux sérénades médiévales ou aux chants des étudiants désargentés, témoignant ainsi de ce phénomène culturel unique…" Du même auteur cette définition : " ... regroupement de scolaires troubadours pour trouver subsistance, parcourir les terres et servir les dames de celles-ci avec courtoisie.


 Ainsi donc la Tuna est école de vie, creuset d'amis nouveaux et épreuve des anciens, arène d'habileté, ourdisseuse de songes … source de joies et fierté d'Espagne… " ("Libro del Buen Tunar" de Emilio de la Cruz y Aguilar).

 à lire "Libro del Buen Tunar", Emilo de la Cruz y Aguilar. Ed. Cívitas, Madrid, 1986 "Chronicas de la Tuna o memoria de andariegos y vagantes escolares", Emilo de la Cruz y Aguilar. Ed. Cívitas, Madrid, 1988 "Diccionario de Autoridades", Real Academia Española. Ed. Grados, Madrid, 1969(1723) "Libro del Buen Amor", Juan Ruiz, Arcipreste de Hita. Ed. Espasa-Calpe, Madrid, 1967 "Beca Roja", José Poch. Ed. Espasa-Calpe, Madrid, 1978 "Historia de una Tuna", Ismael Muñoz y Luis Matilla. Ed. Ed. Espasa-Calpe, Madrid, 1978 "La Razón del Amor, y Denuestos del Agua y del Vino", poeme anonime du XIII° siècle "Arte Tunantesca o diálogo entre dos tunantes", auteur inconnu. Valladolid fin du XVIII° siècle "Guzmán de Alfarache", Mateo Alemán. Ed. Cátedra, Madrid, 1984 "Ayer, Hoy y Siempre...


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METTRE SA MAIN AU FEU

Affirmer énergiquement quelque chose, au point d'y risquer sa main  rappelant les lointains jugements de Dieu de l'époque médiévale. Lorsqu'un accusé ne pouvait faire la preuve de son innocence, il pouvait être plongé dans l'eau, pieds et poings liés. S'il surnageait, c'était que l'eau - élément pur et béni de Dieu - le rejetait. S'il coulait comme une pierre, il était innocent... mais parfois noyé! On pouvait également lui plonger la main dans l'eau bouillante, ou le faire saisir un fer rouge. Innocent, Dieu le protégeait et il sortait indemne de l'épreuve. Le plus souvent, il suffisait que la victime guérisse vite ou survive quelques jours pour qu'elle soit - un peu tard! -innocentée.

 

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Dernière mise à jour: Mardi, 02 Juin 2009.

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Le cerf parmi les animaux de la Création


Des images détachées de tout contexte littéraire représentaient le cerf dans son milieu naturel, parmi les animaux de la forêt, ou dans les scènes de chasse qui faisaient partie de la vie quotidienne au Moyen Âge.
Le cerf figure souvent dans les scènes bibliques, au Paradis, parmi les animaux de la Création dans l'Arche de Noé.
Le cerf est également représenté dans de nombreux épisodes du cycle arthurien.



Le cerf dans les fables



S'inspirant de la tradition antique, les auteurs de fables au Moyen Âge placent leur récit dans le monde animal, ce qui a largement contribué au succès de ce genre littéraire.
Attribuant aux animaux les comportements des hommes, tout en mettant l'accent sur des propriétés spécifiques de chaque animal, telles que la ruse, la force, la malice, les fables en tirent une moralisation qui doit servir d'exemple aux hommes. Si les fables mettent en valeur la beauté du cerf et de ses bois, ce dernier y est souvent la victime.

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